Nous savons que cette revendication sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles, concerne surtout la question du nombre des mandats présidentiels, la question du retour à l’élection présidentielle à deux tours, et en définitive la question de l’alternance.
Pour les démocrates, la revendication de l’alternance aujourd’hui, n’est pas une revendication démocratique. En effet, l’alternance c’est simplement la succession répétée et régulière au pouvoir. Comme le montrent les pays souvent cités comme des modèles, l’alternance n’implique pas de changements profonds. Les différents partis ou groupes de partis se succèdent donc régulièrement les uns aux autres, se contentant d’apporter quelques nuances qui ne changent rien quant au fond. Or justement les démocrates n’ont pas l’intention d’«alterner» avec le pouvoir dictatorial.
Leur objectif, c’est l’instauration de la démocratie, ce qui passe nécessairement par la destruction de la dictature. Il ne peut donc pas être question d’alternance, mais d’une véritable alternative. La question de l’alternance peut bien se poser une fois que la dictature est à terre, mais pas avant. Ceux qui mettent en avant la revendication de l’alternance, alors que la dictature est encore debout, sont ceux qui pensent simplement que c’est à leur tour de gouverner eux aussi. L’alternance aujourd’hui, ce n’est qu’une façon de dire «chacun son tour». Cela n’a rien à voir avec le changement démocratique.
Bruxelles, le 22 août 2017
Le Togo En Lutte
Le Front des Organisations Démocratiques Togolaises en Exil
Infos : www.togoenlutte.com
Contact : togoenlutte@gmail.com
